Jeudi 25 juin 2009, sans doute l'un, si ce n'est LE, plus beau jour de la jeune vie d'Anouck, bientôt 3 ans !
Son rêve le plus absolu à enfin pris corps, elle est montée sur un cheval.
Bon bien sûr, le cheval était un joli petit poney blanc, prénommé Flocon, mais quand même, à presque 3 ans c'est déjà énorme. D'autant que l'événement n'était pas du tout prévu. Nous étions parties faire des courses toutes les deux et sur le retour nous passons devant le centre équestre de Sevrier. J'avais déjà l'intention de l'y emmener mais je voulais d'abord prendre des renseignements sur les balades possibles, les tarifs etc. L'occasion était trop belle, je décide donc de m'y arrêter.
Le responsable du centre était en train de donner un cours mais par chance il s'est trouvé que 2 jeunes filles, en attente de monter, m'ont proposé d'offrir à Anouck son baptême. J'ai évidemment tout de suite accepté avec l'accord de notre petite fille complètement sidérée de ce qui lui arrivait. Toute calme et docile, elle me donnait la main et n'en revenait pas de voir de vrais chevaux partout.
On lui a choisi une bombe à sa taille, on a sellé le petit poney blanc, elle a grimpé dessus et la balade autour du centre équestre a commencé.
Un peu intimidée, Anouck ne bougeait pas d'un cil. Pas encore accoutumée, elle glissait parfois sur le côté et je la retenais en lui conseillant de bien serrer les jambes autour du cheval afin d'être plus stable. Trop impressionnée, elle n'a pas ouvert la bouche pendant la dizaine de minutes qu'a duré la promenade.
Elle n'a pas fait de caprice non plus quand il s'est agit de descendre. Elle a simplement voulu voir tous les chevaux qui étaient dans les boxes de l'écurie. Pas dupe du petit poney blanc, elle a demandé à monter un splendide cheval brun. Je lui ai promis qu'elle pourrait lorsqu'elle serait plus grande.
Et puis nous sommes reparties, Anouck toujours aussi impressionnante de calme. Dans la voiture, durant le trajet qui nous ramenait chez sa mamie, je l'observais par moment, elle avait les yeux dans le vague et restait imperturbablement muette. Lorsque nous sommes arrivées elle est descendue de la voiture et est partie se cacher en pleurant. Trop d'émotions à canaliser pour cette toute petite fille, trop de bonheur aussi sans doute.
Et curieusement pour moi aussi. Je n'aurais pas imaginé qu'elle se mette dans un tel état et cela m'a énormément touchée de la voir ainsi. Le souvenir de ce moment me fait monter les larmes aux yeux. Premiers instants de vraie complicité partagée avec ma petite fille.
